4 Juin 2009. Bourré.
___On est le soir. On est presque demain en fait. Et je suis bourré. Pas défoncé. Mais bon. J'aime la vodka. Pure. Pas orange. Ni pomme. Pure. Qui brule la gorge. Bill me tripote. Ca fait du bien. Putain Bill lache moi ! J'suis en train d'écrire. Oh ! Je bande ! Bravo ! Bill est là, ce soir, avec moi. Il traine dans la chambre, mais je ne sens pas son odeur. Il est revenu, mais il ne me laisse pas le toucher. Lui seul peu me toucher. Il pleure, là tout de suite. Mon amour, ne pleure pas, j'ai besoin d'écrire dans ce journal.
TU N'ES PAS VRAI ! LAISSE MOI ! JE T'AIME ET TU ME FAIS SOUFFRIR ! POURQUOI ? TU VEUX QUOI ? QUE JE TE REJOIGNE ? CA VIENDRA ! BIENTOT ! Je t'aime mon amour ... je t'aime tellement ...
5 Juin 2009, le soir.
___Mon dieu. Mon putain de dieu. J'arrive pas à croire que j'ai écris ça hier soir. Mais la vérité me saute aux yeux. Je vais le rejoindre. Bientôt. Avant la fin du mois. Il me manque.
C'est affreux. C'est ... pire que le manque d'oxygène je crois. Pire que tout. Pire que la mort, pire que la pire des blessures. Même la plus intense des défonces, des beuveries ne peut me faire oublier ça. Et moi j'écris ces mots si horribles sur ces feuilles blanches, qui me semblent être le désert, tellement immense. Je ne finirais pas ce cahier, c'est inutile. Et puis, pour quoi faire ? Pour en commencer un autre ? Puis encore un autre ? Et tout relire dans trente ans, alors que j'en serais à mon ixième cahier, et que je n'aurais même plus la force de mourir ? Je l'ai. Je vais le faire. Mourir pour lui. Ce sera le plus beau jour de ma vie. Et je sais que personne ne pourra m'en vouloir. Georg, Gus et Andreas. Ils comprendront. Ils sauront que Bill et moi on sera enfin réunis, enfin ensemble. Ils seront heureux pour nous, et viendront sur notre tombe, nous narguer, et tout sera presque comme avant. Quand on était heureux, tous ensembles. Bill et moi, surtout.
Je suis en train de parler de ma propre mort, et ça me fait sourire. Etrangement. Car je sais que ce sera une délivrance.
Aujourd'hui, j'ai vu le psy. Et on a parlé du journal. Il m'a posé tout un tas de questions. M'a demandé si ça me faisait du bien d'écrire, si je redevenais plus sociable. Pour le fait d'écrire, oui, ca m'fait du bien, pour la sociabilité ... On verra une autre fois hein ! Comme si c'était ma priorité.
« - Je t'aime, Tom, tu sais.
- Moi aussi, Bill, moi aussi. »
Il m'a dit ça de sa voix tranquille, allongé contre moi sur notre lit. Il dort avec moi systématiquement maintenant, toutes les nuits, sans aucune exception.
Je sens à sa voix qu'il est enervé. Qu'est-ce qui t'arrives mon ange ?
« - Je ne parle pas de ce genre d'amour, Tom.
- Je sais.
- Quoi ?
- Je sais de quoi tu parles. »
Et c'est vrai. Je sais à quoi il fait allusion, je ne le sais que trop bien. Notre relation a évolué. Je n'sais pas si nous sommes un couple, mais nous ne sommes plus de simples frères, de simples jumeaux. Mais je sais aussi à quel point je l'aime. C'est assez indescriptible. Incompréhensible, quelque part. Aimer son frère plus que de raison, avoir des envie de sensualité avec lui, cela restait un mystère pour Tom. L'embrasser ne me choque plus réellement, j'y prend un plaisir incroyable, le besoin de le protéger est plus présent que jamais. Je l'ai dans la peau, réellement, comme jamais. Qu'il se drogue ... ça me fait mal. Et bizarrement, je ressens les effets secondaires. Enfin, je me sens planer, avec lui. Notre lien est plus fort que jamais. Je crois que je suis amoureux. De mon frère. Est-ce que je suis un monstre ?
5 Juin 2009, presque demain.
___Depuis que j'ai écris que j'ai envie de mourir, cette idée n'me quitte plus. C'est affreux. Et je m'en veux, quelque part. Et d'un autre côté, j'suis fier. Je vais rejoindre mon frère. Je me sens comme un enfant qui est sur le point de recevoir un jouet dont il rêve depuis des mois. Depuis des semaines, qu'il a compté, après avoir supplié ses parents, qui ont finit par céder. Moi, je n'attends l'autorisation de personne. Seul Bill compte. Et je ne pense qu'à lui. Tout le temps. C'en est flippant. Entre deux rails de coke, entre deux bourrages de gueule, je vois son image, son regard si doux, et ses lèvres, si belles, si douces, si tendres. Il me disait des mots d'amour avec ces lèvres, et aucun son n'est plus beau que ceux qui sortaient de ces lèvres. Sons tendres, sons passionnés. Sous la couette, ou pendant le petit déjeuner. Il me manque continuellement.
Je crois que ce journal n'est que la répétition lassante de tous les moments où Bill me manque, de tout ce que je ressens pour lui. Et je me sens incapable de relire les premières pages. C'est comme si mon c½ur se déchirait. Que va devenir ce journal, quand je ne serais plus là pour le remplir ? Vendu dans une vente aux enchères comme une vulgaire guitare, comme une vulgaire tenue de scène ? Laissé au torchon le plus généreux ? Ou oublié au fond d'un tiroir ? Je n'sais pas. Mais je veux pas qu'il aille n'importe où, je veux pas que n'importe qui ne lise ma vie, ne lise mes secrets, ma souffrance, ma putain de souffrance, et « this fucking love » qui me détruit, et qui m'a gardé en vie pendant tellement longtemps. Je ne veux pas que ce journal devienne l'objet de polémiques, cet amour, ces souffrances, tout cela n'appartient qu'à nous. Lui et moi. Bill et moi.
Si toi que je ne connais pas, toi qui lis mon journal, tu ne l'as pas encore fermé, honteux de t'aventurer dans les souffrances d'un couple, c'est que tu es quelqu'un de détestable, et je te déteste. Si tu es Georg ou Gustav, je peux comprendre ta curiosité, mais si tu savais à quel point j'ai honte que tu lises ceci. Mon dieu ... je dis vraiment que d'la merde.
J'ai envie de boire. De me piquer. Merde. Je sais que je vais le faire. Bientôt. Sans aucun doute.
Je reviens. Plus tard. Mes mains commencent à trembler, c'est affreux. Cette sensation de manque, j'en ai tellement conscience. Mais le manque de drogue n'est pas le pire. Je voudrais tellement être anéanti par la drogue. C'est ce que font les gens faibles. Se droguer. Boire. Avoir encore plus mal pour oublier une douleur déjà trop présente. Mais il s'accroche. Il ne me laissera pas l'oublier. Et je ne veux pas l'oublier. Je ne veux pas oublier cette douleur.
Je sais plus ce que je dis. J'écris, ça me fait penser à lui quand il écrivait, penché sur une table, ou en tailleur sur le lit, des tas de feuilles autour de lui. Ses cheveux sur les yeux, et les lèvres pincées, complètement concentré. Le monde n'existait pas autour de lui, et je ressentais son bonheur dans ces instants, puissant. Ca me rappel quand on faisait l'amour. La même plénitude. Le même bonheur, l'impression d'être au sommet de tout, que rien d'autre n'existe.
Ses chansons me faisaient l'amour. Et moi je vais aller retrouver mes seringues. Notre seul lien maintenant, mon amour.
Gott. Il est dans un état épouvantable. Pourquoi une petite dispute de rien du tout est-elle aussi dangereuse pour lui ? Pourquoi est-il si faible, alors que je dois être si fort ? Bill, mon amour, redresse-toi. Sois fort. Pour moi. Pour nous. Fais-le.
« - Tom ... Prend moi dans tes bras. »
Et moi je ne résiste pas. Je l'enlace, doucement, m'asseyant derrière lui, le dos contre l'accoudoir du canapé. Il se laisse aller contre moi, il sanglote. Ca me brise le c½ur, comme à chaque fois. Mais je ne peux pas pleurer. Je n'en ai pas le droit. Il souffrirait trop. Je n'ai que le droit de le rendre heureux.
Il se retourne, m'embrasse. Trop fougueusement, presque violemment. Et la façon dont il passe ses mains sur mon corps, la rapidité avec laquelle il s'approche de mon caleçon, ça me fait un peu peur. Mais mon corps réagit, et mes mains commencent à le caresser, je lui rends son baiser. C'est bon.
Je sais qu'il n'a pas bu, qu'il ne s'est pas drogué. Gustav l'a surveillé pour moi, et il m'a certifié qu'il n'avait pas quitté ce canapé.
Ses mains sur mon corps, ses yeux encore plein de larmes, et les sanglots qui persistent à secouer mon amour des pieds à la tête. Aigre-doux. C'est bon. Sa langue sur mon cou, ses doigts qui tracent des c½urs dans mon dos, tirant doucement sur les dreads de temps en temps.
Sa bouche qui murmure des je t'aime à mon oreille, son corps qui guide le miens, c'est lui qui est fort dans cette union, moi je suis faible, j'ai besoin d'un guide, d'un ange pour me guider. Oui, mon ange, guide moi. Aide-moi. Aime-moi. Afin que je ne sombre pas.
Nous, nus, sur ce canapé qui en a tellement vu. Ferme les yeux canapé. Oublie ce qui va se passer. Ca n'appartient qu'à nous.
Nos vêtements, entassés sur le sol, et les gémissements de Bill. Mon frère gémis sous mes attouchements, il aime sentir mes mains sur son corps, ma bouche qui le découvre. J'aime son gout. Le gout de l'amour.
Lui en moi. Douleur. Merde. On rembobine.
Lui en moi. Douceur. Vas et viens. Besoins de plus. Encore. Mon amour. Mon bébé. Mon ange. Reste là, en moi. Je te protège, tu me fais vivre. La fin du monde peut arriver.
« - Tom ...
- Oui ?
- Je t'aime. »
Je pars. Avec lui. Joui. Comme jamais. Redis-le. Répète-le. Fais-moi hurler d'amour.
___On est le soir. On est presque demain en fait. Et je suis bourré. Pas défoncé. Mais bon. J'aime la vodka. Pure. Pas orange. Ni pomme. Pure. Qui brule la gorge. Bill me tripote. Ca fait du bien. Putain Bill lache moi ! J'suis en train d'écrire. Oh ! Je bande ! Bravo ! Bill est là, ce soir, avec moi. Il traine dans la chambre, mais je ne sens pas son odeur. Il est revenu, mais il ne me laisse pas le toucher. Lui seul peu me toucher. Il pleure, là tout de suite. Mon amour, ne pleure pas, j'ai besoin d'écrire dans ce journal.
TU N'ES PAS VRAI ! LAISSE MOI ! JE T'AIME ET TU ME FAIS SOUFFRIR ! POURQUOI ? TU VEUX QUOI ? QUE JE TE REJOIGNE ? CA VIENDRA ! BIENTOT ! Je t'aime mon amour ... je t'aime tellement ...
5 Juin 2009, le soir.
___Mon dieu. Mon putain de dieu. J'arrive pas à croire que j'ai écris ça hier soir. Mais la vérité me saute aux yeux. Je vais le rejoindre. Bientôt. Avant la fin du mois. Il me manque.
C'est affreux. C'est ... pire que le manque d'oxygène je crois. Pire que tout. Pire que la mort, pire que la pire des blessures. Même la plus intense des défonces, des beuveries ne peut me faire oublier ça. Et moi j'écris ces mots si horribles sur ces feuilles blanches, qui me semblent être le désert, tellement immense. Je ne finirais pas ce cahier, c'est inutile. Et puis, pour quoi faire ? Pour en commencer un autre ? Puis encore un autre ? Et tout relire dans trente ans, alors que j'en serais à mon ixième cahier, et que je n'aurais même plus la force de mourir ? Je l'ai. Je vais le faire. Mourir pour lui. Ce sera le plus beau jour de ma vie. Et je sais que personne ne pourra m'en vouloir. Georg, Gus et Andreas. Ils comprendront. Ils sauront que Bill et moi on sera enfin réunis, enfin ensemble. Ils seront heureux pour nous, et viendront sur notre tombe, nous narguer, et tout sera presque comme avant. Quand on était heureux, tous ensembles. Bill et moi, surtout.
Je suis en train de parler de ma propre mort, et ça me fait sourire. Etrangement. Car je sais que ce sera une délivrance.
Aujourd'hui, j'ai vu le psy. Et on a parlé du journal. Il m'a posé tout un tas de questions. M'a demandé si ça me faisait du bien d'écrire, si je redevenais plus sociable. Pour le fait d'écrire, oui, ca m'fait du bien, pour la sociabilité ... On verra une autre fois hein ! Comme si c'était ma priorité.
« - Je t'aime, Tom, tu sais.
- Moi aussi, Bill, moi aussi. »
Il m'a dit ça de sa voix tranquille, allongé contre moi sur notre lit. Il dort avec moi systématiquement maintenant, toutes les nuits, sans aucune exception.
Je sens à sa voix qu'il est enervé. Qu'est-ce qui t'arrives mon ange ?
« - Je ne parle pas de ce genre d'amour, Tom.
- Je sais.
- Quoi ?
- Je sais de quoi tu parles. »
Et c'est vrai. Je sais à quoi il fait allusion, je ne le sais que trop bien. Notre relation a évolué. Je n'sais pas si nous sommes un couple, mais nous ne sommes plus de simples frères, de simples jumeaux. Mais je sais aussi à quel point je l'aime. C'est assez indescriptible. Incompréhensible, quelque part. Aimer son frère plus que de raison, avoir des envie de sensualité avec lui, cela restait un mystère pour Tom. L'embrasser ne me choque plus réellement, j'y prend un plaisir incroyable, le besoin de le protéger est plus présent que jamais. Je l'ai dans la peau, réellement, comme jamais. Qu'il se drogue ... ça me fait mal. Et bizarrement, je ressens les effets secondaires. Enfin, je me sens planer, avec lui. Notre lien est plus fort que jamais. Je crois que je suis amoureux. De mon frère. Est-ce que je suis un monstre ?
5 Juin 2009, presque demain.
___Depuis que j'ai écris que j'ai envie de mourir, cette idée n'me quitte plus. C'est affreux. Et je m'en veux, quelque part. Et d'un autre côté, j'suis fier. Je vais rejoindre mon frère. Je me sens comme un enfant qui est sur le point de recevoir un jouet dont il rêve depuis des mois. Depuis des semaines, qu'il a compté, après avoir supplié ses parents, qui ont finit par céder. Moi, je n'attends l'autorisation de personne. Seul Bill compte. Et je ne pense qu'à lui. Tout le temps. C'en est flippant. Entre deux rails de coke, entre deux bourrages de gueule, je vois son image, son regard si doux, et ses lèvres, si belles, si douces, si tendres. Il me disait des mots d'amour avec ces lèvres, et aucun son n'est plus beau que ceux qui sortaient de ces lèvres. Sons tendres, sons passionnés. Sous la couette, ou pendant le petit déjeuner. Il me manque continuellement.
Je crois que ce journal n'est que la répétition lassante de tous les moments où Bill me manque, de tout ce que je ressens pour lui. Et je me sens incapable de relire les premières pages. C'est comme si mon c½ur se déchirait. Que va devenir ce journal, quand je ne serais plus là pour le remplir ? Vendu dans une vente aux enchères comme une vulgaire guitare, comme une vulgaire tenue de scène ? Laissé au torchon le plus généreux ? Ou oublié au fond d'un tiroir ? Je n'sais pas. Mais je veux pas qu'il aille n'importe où, je veux pas que n'importe qui ne lise ma vie, ne lise mes secrets, ma souffrance, ma putain de souffrance, et « this fucking love » qui me détruit, et qui m'a gardé en vie pendant tellement longtemps. Je ne veux pas que ce journal devienne l'objet de polémiques, cet amour, ces souffrances, tout cela n'appartient qu'à nous. Lui et moi. Bill et moi.
Si toi que je ne connais pas, toi qui lis mon journal, tu ne l'as pas encore fermé, honteux de t'aventurer dans les souffrances d'un couple, c'est que tu es quelqu'un de détestable, et je te déteste. Si tu es Georg ou Gustav, je peux comprendre ta curiosité, mais si tu savais à quel point j'ai honte que tu lises ceci. Mon dieu ... je dis vraiment que d'la merde.
J'ai envie de boire. De me piquer. Merde. Je sais que je vais le faire. Bientôt. Sans aucun doute.
Je reviens. Plus tard. Mes mains commencent à trembler, c'est affreux. Cette sensation de manque, j'en ai tellement conscience. Mais le manque de drogue n'est pas le pire. Je voudrais tellement être anéanti par la drogue. C'est ce que font les gens faibles. Se droguer. Boire. Avoir encore plus mal pour oublier une douleur déjà trop présente. Mais il s'accroche. Il ne me laissera pas l'oublier. Et je ne veux pas l'oublier. Je ne veux pas oublier cette douleur.
Je sais plus ce que je dis. J'écris, ça me fait penser à lui quand il écrivait, penché sur une table, ou en tailleur sur le lit, des tas de feuilles autour de lui. Ses cheveux sur les yeux, et les lèvres pincées, complètement concentré. Le monde n'existait pas autour de lui, et je ressentais son bonheur dans ces instants, puissant. Ca me rappel quand on faisait l'amour. La même plénitude. Le même bonheur, l'impression d'être au sommet de tout, que rien d'autre n'existe.
Ses chansons me faisaient l'amour. Et moi je vais aller retrouver mes seringues. Notre seul lien maintenant, mon amour.
Gott. Il est dans un état épouvantable. Pourquoi une petite dispute de rien du tout est-elle aussi dangereuse pour lui ? Pourquoi est-il si faible, alors que je dois être si fort ? Bill, mon amour, redresse-toi. Sois fort. Pour moi. Pour nous. Fais-le.
« - Tom ... Prend moi dans tes bras. »
Et moi je ne résiste pas. Je l'enlace, doucement, m'asseyant derrière lui, le dos contre l'accoudoir du canapé. Il se laisse aller contre moi, il sanglote. Ca me brise le c½ur, comme à chaque fois. Mais je ne peux pas pleurer. Je n'en ai pas le droit. Il souffrirait trop. Je n'ai que le droit de le rendre heureux.
Il se retourne, m'embrasse. Trop fougueusement, presque violemment. Et la façon dont il passe ses mains sur mon corps, la rapidité avec laquelle il s'approche de mon caleçon, ça me fait un peu peur. Mais mon corps réagit, et mes mains commencent à le caresser, je lui rends son baiser. C'est bon.
Je sais qu'il n'a pas bu, qu'il ne s'est pas drogué. Gustav l'a surveillé pour moi, et il m'a certifié qu'il n'avait pas quitté ce canapé.
Ses mains sur mon corps, ses yeux encore plein de larmes, et les sanglots qui persistent à secouer mon amour des pieds à la tête. Aigre-doux. C'est bon. Sa langue sur mon cou, ses doigts qui tracent des c½urs dans mon dos, tirant doucement sur les dreads de temps en temps.
Sa bouche qui murmure des je t'aime à mon oreille, son corps qui guide le miens, c'est lui qui est fort dans cette union, moi je suis faible, j'ai besoin d'un guide, d'un ange pour me guider. Oui, mon ange, guide moi. Aide-moi. Aime-moi. Afin que je ne sombre pas.
Nous, nus, sur ce canapé qui en a tellement vu. Ferme les yeux canapé. Oublie ce qui va se passer. Ca n'appartient qu'à nous.
Nos vêtements, entassés sur le sol, et les gémissements de Bill. Mon frère gémis sous mes attouchements, il aime sentir mes mains sur son corps, ma bouche qui le découvre. J'aime son gout. Le gout de l'amour.
Lui en moi. Douleur. Merde. On rembobine.
Lui en moi. Douceur. Vas et viens. Besoins de plus. Encore. Mon amour. Mon bébé. Mon ange. Reste là, en moi. Je te protège, tu me fais vivre. La fin du monde peut arriver.
« - Tom ...
- Oui ?
- Je t'aime. »
Je pars. Avec lui. Joui. Comme jamais. Redis-le. Répète-le. Fais-moi hurler d'amour.